Extrait du dossier Préambule La CGT apprécie positivement la reconnaissance de deux formes principales d'exercice du métier d'assistantes maternelles, qui distingue les missions des assistantes maternelles dites permanentes et celles des assistantes maternelles dites non permanentes. Nous souhaitons que soit proposées de nouvelles dénominations de ces métiers, moins stigmatisantes et plus en rapport avec la professionnalisation à développer et la réalité de l'évolution de la société. La qualité de l'accueil de l'enfant constitue une exigence primordiale dont les pouvoirs publics, selon la CGT, sont redevables, ne serait -ce qu'au titre des missions de PMI et de celle de protection de l'enfance qui leur sont dévolues de par la loi. L'accueil des jeunes enfants relève d'une fonction sociale indiscutable que la société doit reconnaître comme telle. Cette reconnaissance implique une réelle professionnalisation des personnels « accueillants » : une formation qualifiante initiale et continue, une rémunération adéquate, un déroulement de carrière, une protection sociale et une retraite en conséquence. C'est à l'aune de ces exigences que la CGT porte telle ou telle appréciation sur les propositions faites par le gouvernement concernant ce dossier. Consécutifs à la montée irrésistible de l'activité professionnelle des femmes, les besoins d'accueil des jeunes enfants ne sont toujours pas traités par les pouvoirs publics à la hauteur de leur enjeu socioéducatif. Ce qui est proposé en terme d'évolution de la situation des assistantes maternelles ne fait que confirmer cette absence de volonté et d'ambition politiques de répondre aux aspirations des parents et aux besoins des enfants. La fonction employeur des parents salariés est pérennisée avec toutes les conséquences qui en découlent en terme d'obligations dévolues à tout employeur. Une fois de plus, les pouvoirs publics se défaussent, rendant les parents salariés, particuliers employeurs, comptables des améliorations éventuelles de la situation des assistantes maternelles, qu'elles soient salariales, conventionnelles, relevant de leur protection sociale, de la formation professionnelle ou du droit syndical. Il est par conséquent totalement inacceptable que ce dossier ministériel n'intègre absolument pas de propositions concernant les assistantes maternelles exerçant dans le cadre du service organisé que sont les crèches familiales dont les parents sont les usagers. Des garanties réelles, pour les professionnelles comme pour les parents, impliquent pour les assistantes maternelles non permanentes, l'exercice de leur profession dans le cadre de crèches familiales relevant du secteur public. Les assistantes maternelles permanentes des conseils généraux doivent intégrer le statut de la fonction publique territoriale, des garanties collectives similaires doivent être établies pour les assistantes maternelles relevant du secteur privé.